13 octobre 2006

Un malin plaisir : La touche tzigane

Palinka nous offre un album d'une tenue fantastique tant par la qualité de l'enregistrement que celle des compositions.

Un album stylé manouche, jovial et festif musicalement, assez positif dans le message délivré. Une chose est sure, "un malin plaisir" donne la pèche. L'instrumentation est assez classique pour ce style. Mélodiquement, rien de vraiment inventif, tout est dans l'arrangement et la qualité du jeu à la fois très technique et vraiment fluide...
Les mélodies s'écoulent comme une évidence.

La fraicheur que l'on peut resentir dès la première écoute, c'est assurément le plaisir évident de jouer de la part des musiciens, et ce plaisir est palpable et même communicatif dès l'intro de "Donnez moi un verre" qui ouvre l'album.

"Faut pas s'étonner" (tout comme "Donnez moi un verre" d'ailleurs) est sans conteste influencé directement de Sanseverino (musique, arrangements et manière de poser le texte sur la mélodie), et tient parfaitement la route ainsi, le tout avec l'identité Palinka, sous l'impulsion du timbre du chanteur.
Lache la foule est plutôt dans la lignée mélodique développée par Samarabalouf, le texte et la voix en plus.
J'apprécie particulièrement les ruptures rythmiques et la dynamique générale de "Un malin plaisir" qui me font penser à la BO du film Swing de Tony Gatlif.
Dors, est une assez jolie ballade (même si ce n'est pas necessairement le mot juste, c'est plus calme en tout cas...). Une sorte de respiration, avec un arrangement plus feutré que sur les titres précédents.
"Dragosh" sonne bien musique de l'Est, avec ses envolées en duo de guitares et violon... à la fois reposant et festif,et cette alchimie me plait.
"Leur jardin d'épine" est encore arrangé de manière très originale. Les 2 voix (masculine et féminine) se marrient assez bien, quoi qu'à certains moments, la justesse me parait limite.
Larevedere princess, sonne sirtaki... Un peu à la manière de Samarabalouf, Palinka explore la musique tzigane à travers le monde. Un véritable voyage, dépaysant.
Tu sors contient aussi ces ruptures rythmiques caractérisitiques du genre. Comme pour coller aux émotions des acteurs mis en scène par leurs textes. Le texte ma fait penser à Bénabar.
Catastrophe cloture merveilleusement cet album. L'originalité de l'arrangement, de la mélodie, et la qualité du jeu de guitare en font une sorte de bouquet final.

Cet album mérite énormément de succés, autant que de plaisir qu'il donne a être écouté.

Bonne continuation.

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